Philippe Renou, en haut de l’affiche

MONO-France initie, en cette nouvelle année 2022, une série de portraits. Ceux de ses collaborateurs ! Et c’est avec Philippe Renou, pâtissier-conseil pour la société que nous commençons notre « tour de table ».

 

Il a fait partie des plus jeunes Meilleurs apprentis de France et des diplômés du Brevet de maîtrise en pâtisserie. La concrétisation d’une vocation née dès l’âge de 4 ans.  “Ça m’est tombé dessus comme une étoile filante, et j’ai dû m’imposer plus tard contre l’éducation nationale pour entrer en apprentissage. Mes professeurs étaient contre car ils estimaient que j’avais les capacités d’obtenir le Bac. Comme si l’apprentissage était inférieur… Mais moi, je suis un fervent défenseur de cette voie et des maîtres d’apprentissage. J’ai formé 27 apprentis et je suis fier d’eux !” Philippe Renou est un homme passionné. Par son métier, et par bien d’autres choses…

 

Un homme fidèle également. “Je n’ai fait que trois maisons au cours de ma carrière de pâtissier. Celle de Jacques Marchand, qui m’a dit à 17 ans : On va faire de toi un chef ! Puis à Cholet, chez Mr Charbonneau. Et enfin dans la Maison Gosselin, connue pour avoir été élue meilleure Baguette de la ville de Paris, et dans laquelle je suis resté 15 ans.” C’est précisément dans cette société que Philippe “tombe amoureux” de… la MasterChef, la machine multifonction fabriquée par Iceteam 1927 ! Comme souvent, dans les histoires d’amours, les débuts sont pourtant compliqués. “Mr Gosselin m’avait dit qu’il avait acheté une machine d’une marque concurrente et j’étais furieux. J’ai appelé le directeur et l’ai traité de bon à rien. En fait, il s’agissait d’un malentendu, et après quelques heures de formation j’étais convaincu !”

 

Tellement que Mr Gosselin suggère à Mathieu Guibert de l’embaucher occasionnellement comme pâtissier conseil. Banco ! Pendant 9 ans, Philippe jongle entre son labo et ceux des nouveaux propriétaires de MasterChef. “Cela m’a permis de combiner mon métier avec mon autre passion, le théâtre, que je pratique depuis que j’ai l’âge de 10 ans. J’ai d’ailleurs toujours comparé les deux univers. J’avais l’habitude de dire à mes équipes : regardez vos gâteaux, c’est comme les comédiens, il faut qu’ils soient beaux et prêts pour l’ouverture ! Je suis donc devenu une sorte de pâtissier-comédien, et j’adore ça !”

 

Désormais pâtissier-conseil à temps plein, Philippe sillonne les quatre coins de France pour mettre en service la MasterChef et les dresseuses pocheuses de la marque MONO. Ou plutôt les mettre en scène. “Je pars en tournée, comme les artistes !”, s’amuse-t-il. “Et ça me plaît beaucoup de partager avec d’autres professionnels, de changer tous les jours d’environnement, même si ce n’est pas toujours évident de quitter sa famille”, explique le papa de Léandre (encore une référence au théâtre). Pourtant Philippe a le sentiment de s’accomplir dans son rôle. “J’ai 50 ans et c’est un âge où l’on fait un peu le bilan. Et moi, au fil des années, j’ai l’impression d’avoir mis plusieurs cordes à mon arc et la chance de les utiliser tous les jours !”

 

Légendes photos :
1 et 2 : Pièce montée et gâteau pour la sortie du Da Vinci Code, film réalisé par Ron Howard avec Tom Hanks. 3 : Philippe Renou sur scène. 4 : Philippe et sa MasterChef ! DR.

 

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